Bellflower

Bellflower, drame américain de 2011, réalisé par Evan Glodell, avec Evan Glodell, Jessie Wiseman et Tyler Dawson

Note : 8/10
Moyenne IMDb : 6,4/10

N’ayez pas peur. Oui, j’ai visionné un film avec une note très moyenne sur l’IMDb, et je lui ai donné une bonne note. Non, je n’ai pas perdu le sens commun. C’est simplement que Bellflower est un film indépendant réalisé avec seulement 17000 dollars de budget. Et avec ça, on se dit que tout le monde peut faire un long-métrage de qualité.
Woodrow (Evan Glodell) et Aiden (Tyler Dawson) sont deux jeunes adultes, qui attendent l’arrivée de la fin du monde en construisant des objets à la Mad Max. Un jour, ils font la rencontre de Milly (Jessie Wiseman). Leurs fantasmes va alors les plonger dans un univers plus sombres que leurs fantasmes apocalyptiques…
Tout d’abord, il faut replacer le contexte : il s’agit d’un film indépendant à tout petit budget. Autant dire que l’on est beaucoup exigent avec des gens qu’on un courage pareil.
Tout d’abord, parlons des personnages. Très énigmatiques, ils restent marquant sans prendre trop de place dans l’esprit du spectateur. Cependant, les passages à vide de certains (notamment Aiden) rendent le résultat final plutôt mitigé.
Le scénario est quand à lui plus que correct, et nous raconte une histoire vraiment captivante. Attention cependant, car ce genre de films reste quand même réservé à des cinéphiles avertis, et tout particulièrement ce film : les nombreuses nuances de l’histoire restent dures à saisir, notamment dans l’apparition des passages « rêvés », qui apportent un aspect très ouvert dans l’histoire. Le scénario reste cependant rondement mené, et l’on ne trouve pas de véritable décalage ou de scène(s) inutile(s).
La photographie reste le point le plus positif du film : la différence de la lumière entre les parties « rêvées » et les autres restent absolument superbe d’un point de vue cinématographique. Le rapport de force des personnages à l’écran est aussi rondement mené. Cette photographie et ce travail de la lumière restent proche de la perfection.
Les décors sont eux aussi quasi parfaits, ancrant l’histoire dans un milieu d’une Amérique moderne, et renforcent le réalisme de cette situation.
Ainsi, ce film est rempli de promesses, mais ne s’adresse vraiment qu’à un public d’amateurs éclairés. En effet, cette note moyenne n’est que le résultat d’un visionnage massif d’un public incapable de passer outre la simple notion de divertissement pour aller chercher le sens profond du film (que je ne vous livrerai pas ici, pour vous laisser chercher et profiter du film dans son meilleur aspect).

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