Douze Hommes en Colère (Sidney Lumet, 1957)

Douze Hommes en Colère, drame américain de 1957, réalisé par Sidney Lumet, avec Henry Fonda, Lee J. Cobb et Joseph Sweeney

Note : 9/10
Moyenne IMDb : 8,9/10

Oh, un vieux film ! Et oui, les joies de l’internet nous permettent de retrouver des vieux films, des chefs-d’oeuvre en noir et blanc. Pour notre plus grand plaisir.
Aux Etats-Unis, un jury de douze hommes doit décider, par un vote à l’unanimité, du sort d’un jeune homme accusé de parricide. S’il est jugé coupable, il sera condamné à la chaise éléctrique. Onze jurés pensent qu’il est coupable. Seul le juré n°8 (Henry Fonda) n’est pas certain de la culpabilité de l’accusé et a de sérieux doutes, et va essayer de convaincre les autres.
Ce qui me connaissent savent que je ne suis pas fan des vieux films (avant 1970). Pourtant, j’ai vraiment apprécié ce film. Notamment par le fait que la thématique soit (malheureusement) encore d’actualité. A noter qu’il s’agit d’un huis clos, forme cinématographique appliqué généralement pour les adaptations de pièces de théâtre (dont Douze Hommes en Colère, qui est avant tout une pièce). Je ferais très prochainement un point plus détaillé sur le huis clos (dans le prochain Réflexion).
La construction des personnages est très intéressante : aucun des douze ne domine l’autre, et chacun est mis en valeur à sa manière : soit par les défauts, soit par les qualités. Aucun ne dépasse l’autre, et les jeux des acteurs restent très correct.
Le scénario est très bien ficelé (comme généralement pour des huis clos), laissant un grande place à l’argumentation. Seul petit couac : un défilement temporel plus que douteux… Mis à part cela, on trouve un scénario simple, avec un très bon travail sur la thématique (la peine de mort et la justice en général) qui permet un accueil facile auprès du spectateur.
Les décors sont simplissimes (on est dans du noir et blanc aussi, donc ce n’est pas les mêmes reliefs qu’à l’accoutumée) et permettent au spectateur de ne rester ancré que sur le propos du film.
La photographie et le montage restent dans l’ensemble très correct, mis à part quelques « couacs », qui sont peut-être dû au mode opératoire de l’époque (car oui, j’ai absolument horreur de voir des personnages à l’écran, interdiction fondamentale dans le cinéma).
Douze Hommes en Colère est donc un excellent film que je vous recommande, et, mis à part quelques couacs, reste un grand classique accessible par tous (ce qui n’est pas toujours le cas des films que je traite) et dont le message vous atteindra, à coup sûr, au fond de votre âme.

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