Les Poupées Russes

Les Poupées Russes, comédie dramatique franco-anglaise de 2005, réalisé par Cédric Klapisch, avec Romain Duris, Kelly Reilly et Audrey Tautou

Note : 10/10
Moyenne IMDb : 7,0/10

Et voilà ! Deuxième tome de la trilogie de Kaplisch : après L’Auberge Espagnole, Xavier, Wendy, Martine et les autres remettent le couvert. Et on va pas se mentir, ce retour est de très haut niveau.
Xavier (Romain Duris) a 30 ans. Progressivement, son rêve d’enfance, devenir écrivain, s’émancipe, et son travail consiste à aider des « célébrités  » à écrire leur autobiographie. Malgré quelques soucis financiers, il est engagé pour écrire le scénario d’un téléfilm à l’eau-de-rose. Il a également du mal à installer un couple stable et enchaîne les aventures amoureuses. Il continue de fréquenter Isabelle (Cécile de France) qui l’héberge durant un temps et se fait passer pour sa petite amie auprès de son grand-père (Pierre Gérald). Il voit aussi Martine (Audrey Tautou), désormais mère célibataire d’un petit garçon. Xavier saisit l’occasion de continuer son travail à Londres avec Wendy (Kelly Reilly), qui accumule elle aussi les relations malheureuses.
Les Poupées Russes est beaucoup plus abouti que le précédent, sur de nombreux points. Et on prend alors beaucoup plus de plaisir à le visionner. L’Auberge Espagnole était un peu bordélique, une comédie à proprement parler, avec des personnages attachants par leur côté réaliste et proche de nous. Aujourd’hui, ceci sont plus travaillés, et on découvre vraiment les émotions et les sentiments des personnages. On arrive dans une histoire « cinématographique ».
Les personnages sont donc plus travaillés. On assiste aux relations de Xavier, avec ces impressions dessus. Pourtant, c’est peut-être le personnage de Xavier qui, à l’écran, a le moins changer (je dis à l’écran pour l’impression qu’il dégage, car sa vie a beaucoup changé). On peut peut-être regretter le recul d’Isabelle, mais le vrai choc des personnages, c’est Wendy ; le bouleversement du personnage est assez intéressant. Il prend une dimension tout autre, et cela se complète évidemment par la performance exceptionnelle de Kelly Reilly. Les personnages ont, certes, une dimension plus cinématographique, mais il n’en reste pas moins qu’ils sont super attachants. Pour les fans du premier volume, vous risquez cependant d’être assez déçu par la très courte apparition des autres membres de l’équipe de choc.
Le scénario est lui aussi rondement mené. L’histoire est assez simple, mais on y voit la touche Klapisch : ces nombreux monologues intérieurs de Xavier ; ceux-ci sont mieux utilisés, à mon sens, que dans le premier, ce qui aide à un meilleur travail de la thématique. On observe aussi une certaine audace par rapport au premier, avec la partie humoristique du pipeau, ou cette scène digne d’une pub de parfum dans la rue parfaite.
La photographie, véritable oeuvre d’art chez Klapisch, peut se résumer en un seul plan : lorsque (ATTENTION SPOIL) Celia Shepburn et Xavier s’embrasse, et que Klapisch travaille avec le jeu d’ombres et les reflets de la Seine. Ce plan résume tout simplement le rapport à l’image qu’à le réalisateur : juste parfait.
On peut aussi noter deux petites erreurs de montage, mais cela n’enlève en rien la qualité du film : tout film a des petits défauts, c’est bien connu.
Nous avons donc ici un deuxième tome qui surpasse mes espérances, avec une vraie immersion dans le travail de Klapisch. L’Auberge Espagnole était un commencement, Les Poupées Russes une prolongation. Le final dans Casse-Tête Chinois.

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