The Big Short

The Big Short, comédie dramatique américaine de 2015, réalisé par Adam McKay, avec Christian Bale, Steve Carrell et Ryan Gosling.
 
Note : 10/10
Moyenne IMDb : 8,1/10
 
 
J’avais à la base prévu de terminer mon année ciné avec Le Pont des Espions, quant j’ai entendu parlé de The Big Short, et beaucoup de personnes m’ont tenu des paroles élogieuses concernant l’histoire de ces quatre outsiders qui, profitant de la bulle immobilière aux Etats-Unis en 2005, parient contre elle et mettent au point le casse du siècle. Et j’en suis resté scotché, avec ce qui reste comme l’une de mes belles surprises de 2015.
Les premières minutes :
 
Le film s’ouvre par une mise en situation, où l’on nous explique comment la bulle immobilière s’est formée, tout cela expliqué par Ryan Gosling. Le spectateur est un peu perdu devant toutes ces informations d’entrées, mais on sent déjà tout le travail de mise en scène de McKay, et le film ne se perd pas en fioritures, mettant directement le spectateur dans l’histoire.
Le casting :
 
Malgré toutes les critiques qu’il subit, je reste un grand fan de Christian Bale, notamment par l’investissement qu’il met dans ses personnages. Ici, en plus de nous livrer une très bonne performance, il nous montre encore cet investissement avec le port d’un oeil de verre. Et même si on n’aura noté qu’il n’est pas vraiment batteur, on reste scotché par le personnage du docteur Michael Burry. A contrario, j’ai un rejet naturel pour Ryan Gosling. Mais je dois avouer que je reste bluffé devant sa performance, excellente, et qui nous donne ce qui est peut-être le meilleur personnage du film. Steve Carrell n’est pas en reste et signe une performance qui pourrait (à mon avis) être oscarisable. Avec la découverte des deux jeunes autres traders, le casting reste un vrai bon point du film. Seul regret : voir Brad Pitt sur l’affiche, alors qu’il a un rôle tertiaire. Un coup marketing à coup sûr.
L’histoire :
On peut reprocher à l’histoire le fait d’employer des termes financiers, mais l’utilisation de quelques caméos permet aux spectateurs de ne pas être perturbé. Quand à l’histoire en elle-même, le scénario est assez bien foutu, ce qui donne un ensemble très fluide et très cohérent. Le scénario joue très bien avec la connaissance de la part du spectateur de la finalité, et l’auto-critique quasi perpétuelle, avec des coupures sur le monde réel, rend l’ensemble assez impressionnant.
L’image :
 
Ce qui peut paraître assez déroutant aux premiers abords dans cette oeuvre, c’est justement cette mise en scène particulière de McKay. On trouve des faux raccords assez visibles, mais le réalisateur arrive à se les approprier pour qu’ils deviennent avantageux pour le film. La mise en scène, diaboliquement efficace, est unique en son genre (pourquoi pas une petite récompense de l’Académie). Résultat, on trouve un résultat visuel assez impressionnant.
Et au final ?
 
Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, les aspects techniques sont assez impressionnants. McKay est un réalisateur assumé de nanars, et il arrive, sans renier à ses principes cinématographiques, à nous pondre une oeuvre majeure. L’ensemble est magistral, avec une bande-originale rock de toute beauté (Nirvana, Gun’s & Roses, Led Zeppelin…). Une très belle surprise, et un film très frais pour cette fin d’année.

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