Spotlight

Spotlight, drame américain de 2016, réalisé par Tom McCarthy, avec Mark Ruffalo, Michael Keaton et Rachel McAdams

Note : 8/10

Moyenne IMDb : 8,2/10

Spotlight est l’un des ovnis de ce début d’année, et, à l’approche des Oscars, je voulais me mettre à jour sur l’histoire de ces journalistes du Boston Globe qui ont révélés en 2002 de nombreux abus sexuels de prêtres catholiques, est qui a été nommé de nombreuses fois.

Les premières minutes :

Le film commence avec une scène dans un commissariat alors qu’un enfant vient d’arriver après un viol de prêtre. Cette scène d’exposition, qui vise à nous montrer les magouilles de l’Eglise face à ces histoires, réussit de manière sobre avec le Theme à nous mettre dans l’ambiance et nous introduit de manière correcte dans le film.

Le casting :

Face au casting XXL du film, je m’attendais à de grandes performances de ces acteurs. J’y ai trouvé un Mark Ruffalo en état de grâce, qui mérité très franchement sa nomination aux Oscars (ça nous promet un beau duel avec Rylance et Sly), un Stanley Tucci qui m’a laissé sans voix, et une Rachel McAdams qui m’a impressionné par sa sobriété. Quant à Michael Keaton, Brian d’Arcy James, Liev Schreiber et John Slattery, ils nous signent des performances très correctes qui s’inscrivent parfaitement dans le film. Les attentes du casting sont ainsi respectées, et tout le monde fait le job de manière plus ou moins exceptionnelles.

L’histoire :

Il est difficile de juger ce genre d’histoire, puisque intégralement tiré de faits réels. Malgré tout, le scénario reste sobre et efficace, permettant au spectateur de prendre petit à petit conscience de l’entièreté du scandale. Un scénario qui ne grille pas les étapes, qui prend son temps dans l’exposition de ces personnages et de son intrigue, mais qui n’est pas nécessairement exceptionnel. Sobre et efficace.

L’image :

Je n’avais encore jamais vu de film de Tom McCarthy, et j’avoue être assez interloqué par sa nomination aux Oscars (alors que Danny Boyle pour Steve Jobs, ou Quentin Tarantino pour The Hateful Eight n’en ont pas reçu). La mise en scène de Spotlight est très basique. Je m’attendais à voir quelques tentatives osées du réalisateur, et j’ai été déçu. Il ne prend aucun risque véritable, et rend sa mise en scène correcte mais sans plus. Peut-être a-t-il eu trop de pression par rapport au sujet.

Et au final ?

J’ai passé un bon moment cinéma. Spotlight reste un bon film, et on reste accroché de bout en bout. J’ai personnellement été impressionné par ce scandale. Le film peut s’appuyer sur un excellent casting et un très bon scénario. Malgré tout, je pense qu’il aurait gagné à un meilleur travail de mise en scène. Malgré tout, je le recommande chaudement, ne serait-ce que pour comprendre le scandale, et parce que, je me répète, Spotlight est tout sauf un mauvais film et mérite plusieurs de ces nominations à l’Oscar. Un film sobre et efficace.

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