Genius

Genius, film biographique britanico-américain de 2016, réalisé par Michael Grandage, avec Colin Firth, Jude Law et Nicole Kidman

Note : 9/10
Moyenne IMDb : 6,9/10

Par une lancinante après-midi, me voilà amener à scruter le programme du cinéma et de trouver une séance pour Genius, le biopic sur Thomas Wolfe, qui, malgré un casting alléchant, n’a pas su trouver une grande place dans les médias entre Insaissables 2 et Suicid Squad. Cette absence de médiatisation était-elle justifiée ? Réponse dans les salles obscures.

Les premières minutes :

Après une premier petit générique, le film commence directement par l’arrivée du premier manuscrit de Thomas Wolfe chez son éditeur. On y voit déjà un jeu de lumière sur des teintes fades, et le premier plan nous démontre déjà que Wolfe semble être quelqu’un à contre-courant. Une mise en scène remplie de bonnes idées qui nous laisse de bons présages quant à la suite des événements.

Le casting :

Colin Firth nous revient ici au même état de grâce qui l’avait fait gagné l’Oscar du Meilleur Acteur pour Le Discours d’un Roi en nous signant ici une interprétation majuscule. Jude Law n’est pas en reste non plus, avec un personnage qui colle à merveille avec son talent d’acteur, même s’il tire parfois légèrement sur le surjeu (même si, il est vrai, son doublage français de piètre qualité ne l’aide pas dans ce sens). Etonnante surprise aussi de croiser Guy Pearce, pour un petit rôle, certes, mais dont la prestation est honorable. En revanche, Nicole Kidman est rarement dans le bon tempo, et oscille entre un jeu exagéré ou absent. Triste d’une actrice comme elle.

Le scénario :

Un scénario relativement bon, proposant des dialogues très bon et permettant de donner vie aux principaux personnages. Malheureusement, on peut souligner deux tares principales : tout d’abord, on peut regretter le personnage de Nicole Kidman, qui, malgré sa nécessité à la progression à l’histoire, est bien terne, mal amené et très lourd car sans véritable évolution au cours du récit. Il ne sert juste qu’à donner la morale du film… On peut également regretter si l’on est tatillon un manque de fluidité dans le récit ; il nous arrive à plusieurs moments de penser que nous sommes devant la dernière scène du film…

La mise en scène :

Il semble évident que nous entendrons parler de Michael Gandrage dans les années à venir. Une mise en scène simple et subtile, basé sur une superbe photographie aux jeux de lumière très intéressant et à une bande originale à couper le souffle… Le vrai point du fort du long-métrage assurément, un vrai plaisir visuel.

Et au final ?

Un agréable moment de cinéma. Malgré quelques défauts, cela reste un agréable moment, et un excellent film pour les vacances avec une histoire vraiment intrigante. Malheureusement, il possède encore les quelques défauts d’un premier film qui l’empêche de devenir un chef d’oeuvre.

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