Insaisissables 2

Insaisissables 2, thriller de casse américain de 2016, réalisé par Jon M. Chu, avec Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo et Woody Harrelson

Note : 8/10
Moyenne IMDb : 6,9/10

Arrivé tel un ovni en 2013, le premier volet d’Insaisissables nous avait tous surpris par son dynamisme et sa fraîcheur. A tel point que les producteurs ont décidés de sauter sur l’occasion avec un deuxième opus. Louis Leterrier a laissé la caméra à John M. Chu, et, unique changement du casting, Isla Fischer part, laissant le poste vacant à Lizzy Caplan. Alors, nouveau tour de force ou pétard mouillé ?

Les premières minutes :

Le film s’ouvre avec l’accident du père de Dylan Shrike, sous les yeux de Thaddeus Bradley. Une scène sans grande prouesse, somme toute banale au niveau de la mise en scène et du jeu d’acteurs, et qui amène des craintes dans l’esprit du spectateur quand à la suite des événements.

Le casting :

Encore une fois, Jesse Eisenberg et Mark Ruffalo sont au top. Woody Harrelson, surprend avec ce double rôle des frères jumeaux aux personnalités bien différentes, et s’en sort avec les honneurs. Dave Franco n’est lui non plus pas en reste et nous signe une bonne performance, tout comme un Daniel Radcliffe rafraîchissant. Michael Caine et Morgan Freeman font le job, mais sans plus. Lizzy Caplan quant à elle tarde à se mettre dans le bon tempo, mais son jeu passe du médiocre au bon sur la durée, ce qui reste tout de même correct.

Le scénario :

Comme pour le premier opus, le scénario est fluide, agréable, et l’histoire nous tient en haleine de bout en bout. On y trouve encore une fois des rebondissements assez intéressant, et cela nous donne un film qui se tient et qui évite tout temps mort. On y trouve aucun élément inutile dans l’histoire, tout étant agréablement ré-investi au cours du film. Une vraie bonne satisfaction.

La mise en scène :

Jon M. Chu nous livre une mise en scène, certes un cran en-dessous de Leterrier pour le premier opus, mais qui n’en reste pas moins correcte. On ne peut se retirer de la mémoire la scène du braquage, brillante d’inventivité à tous les points, ou bien encore les « petits tours de Londres », elle aussi très sympathique, avec notamment le passage d’Eisenberg qui explose absolument tout. Cependant, à certains moments, Chu retombe dans ses travers et l’on assiste à de la mise en scène « typé Fast & Furious » comme ce qu’il produisait auparavant, un ensemble fade qui vient presque ternir notre plaisir. Bien, quelques fulgurances, mais sans plus.

Et au final ?

Insaisissables 2 reste un agréable moment de cinéma. Sans être un chef d’oeuvre, l’ensemble reste cohérent par rapport au premier volet, et nous laisse de bons espoirs pour le troisième opus qui nous semble promis. On restera satisfait par deux scènes, le braquage et Londres, par le jeu des Cinq Cavaliers (hormis Caplan), ou par encore l’histoire. Malgré tout, le film souffre de ces défauts et d’incohérences plus nombreuses que le premier, nous empêchant de nous emporter dans une critique dithyrambique.

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