Pure, l’ovni venu du froid

Si l’on nous abreuve aujourd’hui de cinéma hollywoodien, ou de quelques pays européens, on ne se rend que trop rarement compte que cela ne concerne qu’une trop infime partie des œuvres cinématographiques proposées dans l’ensemble du monde. Des œuvres qui passent inaperçues chez nous, et qui pourtant se révèlent être des vrais chefs-d’œuvre.
Aujourd’hui, je voulais vous parler de Pure, un film suédois de 2009, réalisé par Lisa Langseth, avec Samuel Fröler, Martin Wallström et Alicia Vikander. Si l’actrice a depuis percé à Hollywood, Pure est son premier film. Un film qui n’eut donc qu’une diffusion en Suède, malgré le Guldbagge de la meilleure actrice d’Alicia (l’équivalent des César en Suède).

Pure est donc un drame sur la jeunesse de Göteborg et plus précisément sur Katarina, partagée entre ses rêves (musicaux en l’occurrence) et la dure réalité de son quotidien. Après avoir rencontré Mozart sur YouTube, elle va vouloir consacrer sa vie à sa passion, la musique classique. Elle va rencontrer Adam, pour le meilleur comme pour le pire…

Si ce drame fonctionne aussi bien, c’est tout d’abord par le réalisme du film. Un réalisme profond, pur. La sobriété de la mise en scène de Langseth rend le film simple, ce qui n’est pas négligeable dans un monde où l’on utilise de plus en plus le fond vert. Un film simple, pour une meilleure transmission du message.

Il n’y a pas d’artifice dans Pure. Juste deux personnages plus vrais que nature. Magnifiquement interprété d’ailleurs. Deux acteurs au sommet de leur art, des performances touchantes. On peut dire aisément que les récompenses sont méritées.

Qu’est-ce qui constitue un chef d’œuvre ? Un chef d’œuvre, c’est avant tout une œuvre qui nous touche. Une œuvre où l’on ne peut quitter l’écran des yeux, une œuvre qui vous bouleverse au plus profond de vous-même. Un chef d’œuvre, c’est quand, à la fin du générique, vous êtes comme un boxeur groggy sortant du ring. C’est comme si vous étiez incapable de mettre des mots sur ce que vous venez de voir. Ce genre de sensation, ça ne vous arrive pas tous les jours. Et c’est ce qui m’est arrivé avec Pure.

Pendant un peu plus d’1h30, Katarina est devenue mon alter-ego, et j’ai vécu avec elle jusqu’au bout. Car, c’est ce qui passe le mieux dans Pure¸ là où le travail de Lansgeth est phénoménal : l’attachement au personnage. Et cela malgré le fait que je n’ai pu avoir qu’une seule version : originale sous-titrés anglais.

Enfin bref. Comme je vous l’ai dit plus haut, il est difficile de mettre des mots sur une telle expérience cinématographique. Je me contenterai donc de vous dire de ne pas avoir peur de tenter l’expérience, et de regarder Pure. Dans votre entourage, vous serez le seul à l’avoir vu. Et vous pourrez dire que vous avez vu un excellent film. Et, qui sait ? Peut-être qu’on arriver à faire marcher ce film ici, en France.

Pour trouver le film : http://wipfilms.net/incest-films/pure/
Excellent visionnage !

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