Top 5 des performances de Lino Ventura

Il y a de ces acteurs qui s’inscrivent au Panthéon du cinéma français : Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, ou bien, vous l’aurez compris, Lino Ventura. L’un des plus grands acteurs français de l’histoire n’est donc même pas français. Fils d’immigrés italiens, ancien lutteur professionnel (champion d’Europe 1950 des poids moyens, tout de même) celui qui a fait le jour en 1919 du côté de Parme se lance à 35 ans par hasard dans le cinéma, face à Jean Gabin dans Touchez pas au grisbi. S’en suivront 33 ans de cinéma de grand cru, à coup de grandes performances pour celui dont on fêtera les 30 ans de disparition en octobre. Alors remontons dans le temps pour 5 performances marquantes de Lino, pour se remémorer à quel point ils nous manquent dans les salles obscures… 

 

 

Mentions spéciales : Le Clan des Siciliens, L’aventure c’est l’aventure, L’emmerdeur, Les Misérables, Un Taxi pour Tobrouk, Boulevard du Rhum, Dernier Domicile Connu

 

 



5) Fernand Naudin dit « Oncle Fernand » dans Les Tontons Flingueurs, réalisé par George Lautner (1963)

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Certainement LE film culte de Lino, celui qui a marqué et qui marquera encore tant de spectateurs. Car Lino et George Lautner ont formé l’un des plus grands, si ce n’est le, duos comiques de l’histoire du cinéma français. A coup de répliques cultes et d’acting des grands jours, Lino ancre son visage dans la mémoire du plus grand nombre, pour nous plus grand plaisir cinéphile. Eclatant d’altruisme tout du long, Lino signe une performance impressionnante. Mais voilà, il a une filmographie longue comme un bras, et il y a plein d’autres performances dont je dois vous parler…

 

 

4) Inspecteur Antoine Gallien dans Garde à Vue, réalisé par Claude Miller (1981)

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L’un de ces derniers tours de piste notoire. Si Michel Serrault, face à Lino, a eu le droit à un César amplement mérité, notre italien favori n’est pas en reste et propose une composition dramatique de haute voltige comme il a su en produire tout au long de sa carrière. Enivrant, face à Romy Schneider dans son avant-dernier film, tonitruant, en présence de Michel Serrault donc et de Guy Marchand. De la très haute voltige dans ce huis-clos de haut volée, et une place dans ce top amplement méritée.

 

 

3) Hervé Marec dit « Plouc » dans Cent Mille Dollars au Soleil, réalisé par Henri Verneuil (1963)

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Un Verneuil pas des plus connus, mais une histoire de road-trip au Maroc des plus formidables, Lino pourchassant avec l’aide de Bernard Blier un Jean-Paul Belmondo des grands jours. Un film prenant où la performance de Lino est tout sauf étrangère, portant le film pendant de longues scènes à bord de son camion, avant le face-à-face unique avec Bebel. Du grand art donc, et on n’en finit absolument jamais de se régaler.

 

 

2) Francis Lagneau dans Les Barbouzes, réalisé par George Lautner (1964)

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Un an après le cultissime Les Tontons Flingueurs, revoilà le quatuor Lautner/Blanche/Blier/Ventura pour notre plus grand bonheur. Si le burlesque est toujours à portée de mains (nous sommes dans du Lautner), si Lino cassait déjà sacrément bien la baraque dans le film de 1963, force d’avouer qu’il propose ici une palette encore plus large, encore plus fascinante, et toujours aussi juste. Un grand film de « gueules » qui tient notamment grâce à la performance charismatique de notre italien favori. Mais pour la première place malheureusement, c’est encore trop court…

 

 

1) Philippe Gerbier dans L’Armée des Ombres, réalisé par Jean-Pierre Melville (1969)

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Classique des classiques, évidence de l’évidence, on ne pouvait hésiter très longtemps pour cette première place, tant Lino renverse tout et surprend. Surprend car, à mon humble avis, il est ici à contre-emploi. Certes, il a déjà montré avant qu’il pouvait jouer dans tous les registres ; mais l’hyper-charisme de son jeu subsistait à chaque fois. Dans L’Armée des Ombres, Lino joue plus soft, plus simple, mais c’est encore meilleur. On vibre, on transcende, notamment dans son duo avec l’incroyable Simone Signoret, et on donne un des plus grands films de l’histoire de France, de l’histoire tout court même. L’évidence de l’évidence, vous dis-je…

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