L’abécédaire du cinéma de Ciné Maccro

26 lettres pour 26 films qui forment l’imaginaire Ciné Maccro ! 

Les titres originaux des films ont été utilisés.

A comme Apocalypse Now (1979)

Quand le cinéma dépasse les limites de son art pour offrir une oeuvre jusqu’au boutiste et mystique. Un tournage légendaire, des acteurs tous au rendez-vous et une réalisation exemplaire : Coppola livre avec ce film l’une des oeuvres les plus démesurément ambitieuses de l’histoire du cinéma.

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B comme Blow Out (1981)

La déclaration d’amour de Brian de Palma au cinéma. Mélange du Blow Up d’Antonioni et du Conversation Secrète de Coppola, Blow Out est une oeuvre magistrale, servie par un John Travolta qui laisse ici éclater son insolent talent. Tous les thèmes du réalisateur sont là (dualisme, faux-semblants) et sa réalisation habituelle fait comme toujours mouche. Un chef d’oeuvre.

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C comme Casablanca (1942)

La plus belle histoire d’amour de l’histoire du cinéma ? Probablement. L’alchimie entre Humphrey Bogart et Ingrid Bergman rayonne à l’écran, et en résulte une oeuvre attachante, romantique, servie par certains des plus beaux dialogues de l’histoire du cinéma (« Est-ce le bruit du canon ou celui de mon cœur qui bat ? »). Michael Curtiz a décidément fait des merveilles.

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 D comme Dog Day Afternoon (1976)

Quand un réalisateur est 20 ans en avance sur son temps. Une histoire aux prémisses simples mais qui se révèle au final être extrêmement touchante. Al Pacino prouve une fois encore toute l’étendue de son talent, et exprime à merveille toute l’évolution de son personnage. Un film fort, qui n’a pas laissé les spectateurs indemnes.

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E comme Eyes Wide Shut (1999)

Un film injustement critiqué tant il ne dénote pas dans la carrière du réalisateur, bien au contraire. D’un travail visuel et des couleurs proprement ahurissants, Eyes Wide Shut interroge sur les rapports amoureux, comme un Lolita poussé à son paroxysme. La musique envoûtante, les décors d’une beauté sans égal : Eyes Wide Shut constitue pour la carrière du regretté cinéaste, une fin en apothéose.

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F comme Fight Club (1999)

Oeuvre au statut culte, déchaînant les passions chez les cinéphiles, Fight Club reste avant tout une oeuvre marquante. Exposition du talent de David Fincher porté par 2 acteurs au firmament de leur art, Fight Club interroge sur les travers du capitalisme, de l’anarchisme et des dérives sectaires, tout en présentant une histoire captivante au twist réussi, pour un film qui ne laissera, une chose est sûre, pas son spectateur indemne.

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G comme (The) Grand Budapest Hotel (2014)

Si Wes Anderson est un des réalisateurs les plus atypiques et captivants de ces dernières années, c’est bien avec The Grand Budapest Hotel qu’il s’impose définitivement auprès du public. Oeuvre touchante et enivrante au casting incroyable, où Wes pousse son style dans ses profondeurs, The Grand Budapest Hotel reste un film captivant et marquant visuellement et humainement, et s’impose comme une des plus belles oeuvres cinématographiques de la décennie.

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H comme Her (2013)

La science-fiction s’est doté ces dernières années d’une tournure de plus en plus réaliste. Parmi ces nouveaux étendards futuristes, Her tient une place importante. Histoire d’amour qui nous questionne sur la virtualité de plus en plus importante de nos vies, magnifié par un Joaquin Phoenix toujours aussi juste et la mise en scène inventive et exaltante de Spike Jonze, Her reste comme un film profond, touchant, toujours juste sans tomber dans l’excès, et reste comme un moment de cinéma toujours aussi agréable.

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I comme Interstellar (2014)

À l’aune de sa carrière, Interstellar restera sûrement comme l’une des meilleures oeuvres de Christopher Nolan. Une réflexion sur la vie, la mort, la notion d’héritage, avec l’habituel travail sur le temps du réalisateur ici amené de manière bien plus poétique qu’auparavant : le film restera sûrement comme le film mètre-étalon d’un réalisateur qui n’a, semble-t-il, pas encore fini de nous surprendre.

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J comme (La) Jetée (1962)

Ayant la particularité d’être un court-métrage, La Jetée n’en reste pas moins une oeuvre résolument impactante. Par la simple utilisation d’une voix off au dessus d’un roman-photo, Chris Marker offre à son film un ton unique, qui inspirera bien plus tard Terry Gilliam pour L’Armée des Douze Singes. On sort de La Jetée avec la sensation d’une expérience peu commune, et c’est bel et bien le cas.

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K comme Kill Bill Vol.1 (2003)

Hommage au cinéma asiatique que Tarantino aime tant, porté par Uma Thurman au sommet de son talent, Kill Bill est une oeuvre fleuve à la rencontre entre 2 cultures de cinéma. Le résultat n’en est que plus qualitatif, puisant dans les deux univers la substantifique moelle pour offrir un grand moment de cinéma, touchant de manière universelle en offrant un grand divertissement pour les uns, un bel hommage pour les autres.

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L comme La La Land (2017)

Quand Damien Chazelle réveille la comédie musicale avec une maestria visuelle. On peu imaginer que La La Land pourrait, au fil des années, obtenir le statut de film culte, un honneur trop peu mérité. L’explosion d’un duo d’acteurs, une colorimétrie dantesque secondée par une musique qui vous rentre dans la tête : La La Land s’impose, à juste titre, comme l’un des films majeurs de ce début de siècle.

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M comme Mr. Smith Goes to Washington (1939)

La vertu et l’honnêteté humaine sont le rempart aux plus grandes bassesses de ce monde. Tel est le message résolument optimiste de cette oeuvre de Frank Capra, dans lequel un James Stewart étincelant incarne à merveille un personnage plutôt naïf mais d’un courage immense. Une oeuvre qui laisse un sourire sur les visages et qui amène à penser que l’être humain a peut-être encore du bon en lui.

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N comme No Country for Old Men (2007)

Le film qui a définitivement consacré les Coen. S’éloignant quelque peu de leur registre habituel, les deux frères nous offrent une revisite du style western croisé avec un thriller puissante, porté par un des plus grands méchants de sa décennie et un reste du casting tout aussi irréprochable. Le tout nous colle une claque incroyable, nous tenant en haleine tout du long, et se constituant comme une pierre angulaire de la filmographie des Coen, photographie moderne d’une Amérique diversifiée.

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O comme Old Boy (2003)

Oeuvre phare du cinéma coréen, Old Boy est devenu un pilier du cinéma asiatique en très peu de temps. Porté par un Park Chan-Wook en très grande forme et un Choi Min-sik transcendé, Old Boy est bien plus qu’une simple histoire de vengeance : critique sociale sur le poids de nos actes et sur les relations humaines, Old Boy est plus qu’un film. C’est un chef d’oeuvre.

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P comme Phantom of the Paradise (1974)

Avec Phantom of the Paradise, Brian de Palma revisite les plus grands mythes de notre temps (Faust, Le Fantôme de l’Opéra…) pour livrer une critique acerbe du monde de la musique et implicitement de celui du cinéma. Visuellement son film le plus baroque, Phantom of the Paradise n’en reste pas moins une oeuvre marquante, et dans laquelle éclate une actrice talentueuse : Jessica Harper.

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Q comme (Le) Quai des Brumes (1938)

Premier film français de cet abécédaire, et pas des moindres. Le chef d’oeuvre de Marcel Carné reste un film intemporel, dont il nous reste aujourd’hui deux monstres sacrés du cinéma français, Jean Gabin et Michèle Morgan, au sommet de leur art, une réplique des plus cultes (‘t’as de beaux yeux tu sais’), et un grand moment de cinéma. Si plus haut nous évoquions Casablanca comme l’éventuelle plus grande histoire d’amour du cinéma, Le Quai des Brumes n’en reste pas moins le candidat idéal pour lui supplanter cette couronne.

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R comme Rebel without a cause (1955)

Du contexte révolutionnaire du cinéma américain des années 50, Rebel without a cause en est l’exemple le plus probant. Offrant à James Dean le rôle de sa vie et son statut d’icône, Nicholas Ray livre en outre une oeuvre remplie de symboliques propres à l’adolescence et au passage à l’âge d’adulte, secondée d’une réalisation appuyant encore ce propos. Une oeuvre résolument majeure du cinéma américain.

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S comme Star Wars (depuis 1977)

Y-a-t-il une saga plus culte, plus ancrée que Star Wars ? Probablement pas. La saga qui transcende depuis bientôt 41 ans 3 générations de fans en 9 (et très prochainement 10) films a pleinement sa place ici tant elle s’est imposée dans nos esprits et nos coeurs (enfin sutout pour Antoine…). L’hésitation n’était ici pas permise, et si la « saga des Skywalker » a marqué tant les cinéphiles, on ne peut douter qu’elle continuera de faire lever les foules dans les années à venir.

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T comme Taxi Driver (1976)

Aurait-il été raisonnable de faire un abécédaire cinématographique sans évoquer l’immense Scorsese ? Non, bien évidemment. Qui de mieux que Taxi Driver, film culte à la critique acerbe d’une société attentiste vouant un culte de l’image, où sombre dans les bas fonds les reliquats non conformes de cette dernière, pour représenter Marty ? Porter par le duo favori de Scorsese, De Niro/Keitel, et par le style scorsesien à son paroxysme, Taxi Driver reste comme l’évidence de l’évidence, le plus grande film de Scorsese et l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma.

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U comme Un Singe en Hiver (1962)

Chef d’oeuvre grandiose du cinéma français, nous ne pouvions pas décemment passer à côté d’Un Singe en Hiver. Porté par le duo Gabin/Belmondo à la plénitude de leur talent, oeuvre phare de l’héritage et du souvenir porté par un Verneuil rarement aussi généreux de mise en scène, Un Singe en Hiver est une oeuvre marquante, un grand moment de cinéma transpirant un humanisme juste, un film fondateur dans une cinéphilie.

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V comme Vertigo (1958)

Choisir une oeuvre à retenir dans l’immense carrière du grand Alfred n’est pas chose facile. Et pourtant, Vertigo s’impose comme une évidence. Un travail visuel peu commun chez lui et pourtant diablement réussi, un duo d’acteurs (James Stewart-Kim Novak) qui offrent des performance remarquables : tous les ingrédients sont réunis pour faire de Vertigo une oeuvre à part dans la carrière du bonhomme, et une expérience rare.

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W comme Whiplash (2014)

Il y a parfois un film dont on espère pas forcément grand chose lorsque l’on va le voir dans les salles obscures, et qui finalement nous donne une claque comme rarement. Whiplash est un de ces films, une claque cinématographique auquel on ne s’attend pas, porté par un J.K. Simmons dantesque, un Damien Chazelle qui s’annonce plus que prometteur pour la suite, et un rythme presto. Un film qui ne nous a pas laissé indifférent, preuve ultime que, même s’il semble « de niche », le cinéma indépendant peut donner des chefs-d’oeuvre universels.

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X comme X-Men (2000)

Parce que, si dans le monde des super-héros, il ne fallait retenir qu’un film, ça serait celui-là. Bryan Singer a offert à cet univers une portée historique peu commune, remplie d’enjeux à l’envergure démentielle et fortement inspirée de l’Histoire de notre monde. Avec cette saga, les super-héros sont enfin pris au sérieux et porteurs de messages forts, et on en demandait pas moins.
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Y comme Youth (2015)

Un bon abécédaire cinématographique sans oeuvre transalpine aurait-il un sens ? S’il y a bien une oeuvre italienne qui a marqué Ciné Maccro, c’est le film de Paolo Sorrentino. Porté par un fabuleux quatuor Caine/Keitel/Weisz/Dano, Sorrentino donne une oeuvre sensorielle hypnotique, porté comme maestro par Paolo Sorrentino qui use de tout son talent pour nous emporter. Porte d’entrée idéale pour un des plus beaux cinémas européens, Youth mérite, rien que pour cela, sa place dans cet abécédaire.

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Z comme Zodiac (2007)

Quand le maître du numérique offre une de ses oeuvres les plus marquantes. Par l’intermédiaire d’une des plus grandes énigmes policières de notre temps, le cinéaste offre un film visuellement splendide avec une utilisation pertinente du numérique. Aidé en cela par un casting de haut rang, Zodiac est peut-être l’une des oeuvres les plus clivantes du réalisateur, mais incontestablement l’une de ses plus réussies.

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