Paul Thomas Anderson, du pire au meilleur

Paul Thomas Anderson s’affirme depuis une bonne vingtaine d’années comme un cinéaste majeur au talent indéniable. Si bien que chacun de ces 8 films offre un moment de cinéma que nous allons essayer, en totale subjectivité, de classer.

 

N°8 : Punch-Drunk Love (2002)

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Peut-être le seul raté de PTA. En voulant pousser plus loin son style après Magnolia, le réalisateur américain se perd en forme de style un peu vide. Un scénario assez inégal (chose assez rare avec lui) qui donne des personnages quelques peu bancals, qui nous empêche de nous investir pleinement dans l’oeuvre, cela malgré une mise en scène qui se veut virtuose. A trop vouloir en faire, dans un registre (celui de la comédie romantique) qui ne lui convenait pas trop, PTA nous offre un film assez moyen, en deçà du niveau auquel il peut prétendre. Et c’est fort dommage.

 

N°7 : Double Mise (1996)

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On est revenu il y a quelques jours sur le premier film de PTA, une oeuvre correcte qui, si elle n’est pas exempt de tout défaut, offre un aperçu des capacités du réalisateur. Il s’agit de son oeuvre la plus impersonnelle mais pas la moins intéressante, car elle pose les bases de son style et constitue une belle porte d’entrée pour comprendre ce qui constitue le style PTA. Une oeuvre pas forcément obligatoire, mais un excellent moment de cinéma, captivante pour les admirateurs du réalisateur.

 

N°6 : Inherent Vice (2014)

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Plongée dans le milieu hippie, PTA montre encore une fois toute son aisance caméra en main. Malheureusement, le film est trop inégal, alternant des bonnes scènes comme des mauvaises, et, malgré une sublime BO, un Joaquin Phoenix excellent et une photographie magnifique, Inherent Vice n’arrive pas à s’imposer comme un film vraiment marquant. Oeuvre imparfaite, Inherent Vice a trop de bons points pour être raté, mais pas assez pour être transcendant, ce qui le pousse à devenir un PTA mineur.

 

N°5 : Boogie Nights (1997)

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C’est là qu’il devient difficile de classer, car c’est surtout des oeuvres excellentes qui jalonnent la filmographie de PTA. La subjectivité étant de mise ici, Boogie Nights s’affirme comme un grand film de cinéma, marqué par des grands moments (ce plan d’ouverture !). Capable de capter le monde en nous fascinant, PTA signe une fracassante entrée dans le monde des grands. Alors, pourquoi Boogie Nights n’est que 5e ? Parce que le réalisateur américain a réussi plusieurs fois à se transcender encore plus…

N°4 : Phantom Thread (2018)

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On était revenu au moment de sa sortie sur la dernière claque de PTA. Dans le prolongement de ce qu’il nous offre depuis There Will Be Blood, il nous offre une oeuvre majestueuse, portée par la majestuosité de sa mise en scène. PTA nous démontre ici qu’il a pris en maturité et offre une oeuvre transcendante et qui tend à la perfection. Un casting au top pour un film marquant, un traité profond sur l’amour : et si Phantom Thread était une version améliorée de Punch-Drunk Love ?

 

N°3 : There Will Be Blood (2007)

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Considéré par beaucoup comme le chef d’oeuvre du réalisateur, There Will Be Blood est une parfaite définition de la claque cinématographique. Parfait duel entre 2 excellents acteurs au sommet de leur art (Daniel Day-Lewis et Paul Dano), le film nous tient en haleine de bout en bout, et nous laisse le souffle coupé au sortir de l’oeuvre, après un dernier coup de maître. Incontestablement une des oeuvres les plus marquantes du XXIe siècle.

N°2 : Magnolia (1999)

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Avec There Will Be Blood, on est rentré dans le sensationnel. Mais PTA a réalisé plusieurs chefs d’œuvres, et notamment un en 1999. Oeuvre magistrale de près de 3h, Magnolia est un film profondément humain, profondément touchant, et surtout magistral. Une oeuvre puzzle où tout se met à l’endroit, pour nous laisser un souvenir durable d’un grand moment de cinéma, moment qui nous transcende de par toute l’humanité qu’il dégage. Le genre de film qu’il faut impérativement voir une fois dans sa vie.

 

N°1 : The Master (2012)

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Je l’ai dit dès le début, vu la densité de qualité qu’offre la filmographie de Paul Thomas Anderson, il allait devenir évident que la subjectivité interviendrait. Si The Master n’est pas l’oeuvre la plus connue, la plus réputée ou la plus aimée de PTA, il n’en reste pas moins une oeuvre magistrale, pleine d’une âme qui le transcende, avec une mise en scène qualitative tout du long et 2 acteurs en transe cinématographique (car Phillip Seymour Hoffman et Joaquin Phoenix signent peut-être leurs meilleures performances). Nous tenant en haleine de bout en bout, The Master nous fait vraiment réfléchir sur la toxicité que peuvent atteindre les relations humaines et la foi que l’on peut placer en quelqu’un. Critique juste et acerbe du monde sectaire, The Master reste à mes yeux l’oeuvre la plus sous-estimée de PTA, une oeuvre majestueuse qui a su me toucher en plein coeur dès le premier visionnage. C’est aussi grâce à ce film que je me suis mis à adorer Paul Thomas Anderson, Joaquin Phoenix et Phillip Seymour Hoffman ; et rien que pour ça, The Master mérite amplement cette première place.

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