Court Métrange 2019, Journée 1 : Un début en fanfare !

La 16e édition du Festival Court Métrange a ouvert ses portes le mardi 15 octobre dernier. Qu’est-ce que c’est ? Le Festival Court Métrange est un festival international de court-métrage insolite, horrifique ou fantastique, basé à Rennes. Pendant cinq jours, nos amis bretons auront donc la chance de se réunir autour de la thématique du fantôme et de l’invisible dans les salles obscures. 72 films sont en compétition cette année, et de nombreuses autres activités. Alors que la compétition officielle s’est ouverte hier, revenons ensemble sur ce qui anime Rennes cette semaine !

Une première journée en fanfare

Qui dit festival de cinéma, dit films, bien entendu. Une première journée riche en émotions, avec la projection de 16 films répartis en 3 séances.

Imbued Life – Bonobo Studio

Cette année, le Festival Court Métrange offre une place toute particulière au cinéma d’animation, objet souvent de la mise en image de nos plus grandes craintes et de nos plus belles imaginations. Ce n’est donc pas pour rien que la première séance à 18h30, Maîtres en mouvements, était 100% consacré à ces cinéastes. Une séance en 6 courts liant toutes les émotions et toutes les contrées (on y a croisé la Croatie, l’Estonie, la Pologne, la Lituanie ou bien le Danemark), où trois films nous ont déjà particulièrement marqué. On citera l’excellent A robot is a robot d’Emil Friis Ernst et Nilas Ropke Driessen, lorgnant stylistiquement sur le cinéma des années 50 et sur Pixar, qui brille par son humour constamment décalé et par une animation d’une extrême qualité, pour constituer notre premier coup de coeur du festival. On s’en voudrait d’oublier également de ne pas citer le métaphysique Orpheus de Pritt Tender, où le trip sensoriel dingue brille par sa richesse thématique questionnant sur la folie des hommes, le rapport entre l’esprit et le corps mais également la rédemption. Enfin, un premier favori pour les prix nous est apparu d’entrée : en nous questionnant sur les limites entre la vie et la mort, entre le rêve et la réalité, Imbued Life de Ivana Bosnjak et Thomas Johnson constitue un trip onirique aussi lumineux dans son animation que sombre dans son déroulement. Un court qui nous ramène les pieds sur terre et nous fait réfléchir sur notre condition d’être humain.

Pas le temps de se reposer que déjà nous enchaînons à 20h15 avec Love on the beast et ces cinq comédies surnaturelles. Une séance d’une incroyable densité où nous avons notamment découvert le multiprimé Parru pi tia de Giuseppe Carleo, une comédie savoureuse, un portrait de vie indéniable, un court qui profite d’un scénario malin et d’une mise en scène grandiose pour mettre en avant Carleo, qui constitue peut-être une des futures têtes d’affiche de la comédie italienne. Mention honorable également à La couleur de tes lèvres d’Annick Blanc, un court satirique appliqué et propre dans son travail, mettant en lumière tout l’abject de la place de l’homme dans le monde, et critiquant par dérision notre stupidité, tandis que le deuxième. ,Mais on retiendra surtout le monstrueux Tic de Ben Nicholas, qui profite d’une mise en scène ultra inspirée pour nous mettre une immense claque cinématographique. Nul doute qu’il a su saisir le jury, tant sa réussite étincelante dans tous les compartiments saute aux yeux.

Débordements en tout genres a pris la suite pour clôturer la soirée, une séance qui ne va pas nous laisser indifférent. Notamment via les deux excellents Acide de Just Philippot et Acquario de Lorenzo Puntoni. Le premier constitue un drame en survival où la terreur est réelle et les émotions sincères, donnant à Philippot l’occasion de dépoussiérer le genre pour offrir des vraies sensations de cinéma. Le deuxième, lui, fait echo à des événements récents pour nous prendre aux tripes et nous terroriser. Mais c’est surtout son humanité qui lui offre toute sa puissance, laissant libre cours à un envol cinématographique de haut vol. Enfin, citons tout de même Tomorrow might be the day de Joséfa Celestin (que vous retrouverez prochainement en interview), qui nous offre une poésie sur la vie, l’amour et la peur, dans laquelle il y a ce qui fait la grandeur du cinéma ; nul doute ici que Josefa Celestin s’installe comme une promesse d’avenir sensationnelle.

Tomorrow might be the day – Shakehaus Films

Des activités diversifiantes

Mais ce festival n’est pas uniquement l’occasion de voir des films ; il y a également l’opportunité de suivre diverses autres événements ; ainsi, Guy Astic (membre du jury) et Daniel Deshays ont livré deux conférences thématiques autour de la vision du cinéma de fantômes et du son dans celui-ci, mais il était également l’occasion grâce Camille Ferrero d’assister à une rencontre professionnelle autour du cinéma de genre. Mais le plus grand moment sûrement reste la soirée étrange autour de la réalité virtuelle, une expérience nouvelle et vraiment impressionnante !

Et vous, comment a débuté ce Court Métrange ?

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