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La décennie de… À la rencontre du Septième Art

Quentin d’A la Rencontre du Septième Art revient pour nous, en 6 questions, sur sa décennie de cinéma, une décennie bien riche !

Une décennie qui s’achève, c’est aussi une décennie de cinéma qui a réservé ses chefs-d’œuvre et ses déceptions. Réalisateurs, journalistes, vidéastes… Retrouvez durant le mois de janvier les témoignages de ceux qui ont vécu 10 années riches en enseignements.

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Peu de blogs ciné respirent autant la passion du cinéma que celui de À la Rencontre du Septième Art, géré d’une main de maître par Quentin. Un site où vous trouverez un large éventail cinématographique, depuis les débuts du cinéma jusqu’aux sorties actuelles.


5 coups de cœur ?

Drive (Nicolas Winding Refn, 2011)

Déjà presque devenu culte avant même que je le voie, Drive ne m’a pas déçu et, au contraire, m’a emporté dès le premier visionnage. Loin de capitaliser sur les beaux yeux de Ryan Gosling, il renouvelle le film noir. Un film beau, poétique, mélancolique et hypnotique.

La Vie Rêvée de Walter Mitty (Ben Stiller, 2014)

Ce n’est peut-être un film que nous pourrions considérer comme étant un « grand film », c’est vrai. Mais c’est un film qui me touche particulièrement. Sur le papier, il avait tout pour me plaire, et m’a offert une belle odyssée invitant au lâcher prise, à l’évasion, à repousser ses limites. Je le revois toujours avec grand plaisir et avec émotion.

The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson, 2014)

C’est avec ce film que j’ai découvert l’univers de Wes Anderson, et j’ai directement été subjugué. Avec son côté nostalgique, pastel, doux, drôle et triste, c’est un film haut en couleurs qui vous emporte et vous fait passer un beau et émouvant moment. C’est probablement toujours mon film préféré de ce cinéaste à la « patte » si reconnaissable.

Mad Max : Fury Road (George Miller, 2015)

Rares sont les films à générer des attentes, et à réussir à les surpasser. Mad Max Fury Road en fait partie. Avec ses premières bandes-annonce spectaculaires, il était plein de promesses, et quand j’ai découvert le film en salles, j’ai pris une véritable gifle, encaissant un spectacle total et démesuré pendant presque deux heures non-stop. Je l’ai déjà vu sept fois en tout, dans toutes les versions possibles, et l’admiration reste intacte. Un film qui met à l’amende quasiment tous les blockbusters récents, et qui est probablement l’une des oeuvre majeures de ces dernières années.

Once Upon a Time… in Hollywood (Quentin Tarantino, 2019)

J’aurais pu choisir Parasite, autre film que j’ai adoré l’an passé, et qui a également été un coup de cœur. Mais Once Upon a Time… in Hollywood a quelque chose de très particulier, notamment dans sa capacité à rester en tête et dont le souvenir évolue dans notre mémoire. Tarantino nous propose ici un film très personnel, rempli d’amour pour le cinéma, et qui s’apprécie encore plus en le revoyant. Un film dans lequel j’aime me replonger pour son ambiance et pour ce qui en émane, un vrai plaisir de cinéphile.


5 déceptions ?

Black Swan (Darren Aronofsky, 2010)

Black Swan a reçu beaucoup d’éloges, ce qui m’a poussé à le découvrir pour la curiosité de voir ce qui lui valait autant de reconnaissance. Hélas, j’y ai trouvé un un film assez pompeux et pompier, trop ostentatoire, manquant grandement de subtilité en traitant pourtant d’un sujet qui le permettait.

Jupiter : Le Destin de l’univers (Lilly et Lana Wachowski, 2015)

Après un remarquable film comme Cloud Atlas, les Wachowski ont enchaîné avec un film dont l’univers ouvrait un certain nombre de possibilités, mais il en résulte un film relativement oubliable, qui peine à marquer dans le temps.

Dernier train pour Busan (Sang-Ho Yeon, 2016)

J’aime beaucoup le cinéma coréen, qui m’a offert parmi mes plus grandes claques ces dernières années. Dernier Train pour Busan a d’ailleurs été beaucoup apprécié. Mais Dernier train pour Busan n’a pas su me captiver autant qu’espéré. Peut-être ai-je déjà du mal avec les films de zombies, mais malgré une maîtrise certaine, il m’a semblé assez long et appuyer trop sur certains effets, tendant à alourdir un film qui n’en avait pas spécialement besoin.

Godzilla : Roi des Monstres (Michael Dougherty, 2019)

Je dois avouer que les gros monstres m’impressionnent et me fascinent depuis tout petit. Avec une première bande-annonce assez poétique, utilisant une version remaniée du sublime « Clair de Lune » de Claude Debussy, ce second opus de la nouvelle franchise Godzilla pouvait promettre un film intéressant, mêlant poésie et gros monstres, humanité et mythologie. Finalement, ce ne fut que de la poudre aux yeux, avec un film basé principalement sur les personnages humains, suivant une intrigue générique à souhait, et se ratant également sur la mise en scène des affrontements entre monstres, souvent illisibles. Un espoir de voir un point de vue intéressant dans ce genre de film, qui s’est vite volatilisé.

Star Wars : L’Ascension de Skywalker (J.J. Abrams, 2019)

Star Wars a bercé mon adolescence. Je connaissais tout de Star Wars, et je revoyais sans cesse les films. J’avais apprécié l’épisode VII, même s’il misait énormément sur la nostalgie, ainsi que l’épisode VIII, qui, malgré ses défauts, tentait des choses et prenait, pour une fois, une orientation différente. Forcément, l’épisode IX cristallisait les attentes, et rarement nous aurons vu un tel échec. Précipité, entre rétropédalage et course contre la montre, il multiplie les facilités, il contredit le VIII pour retourner dans sa zone de confort, et offre une conclusion plus qu’en demi-teinte. L’illustration parfaite de l’ingérence de Disney, qui s’est lancé dans un projet sans même le cadrer en sachant quelle en serait l’issue, qui a écouté certaines voix qui auront peut-être eu ce qu’elles voulaient, mais dont le résultat est plus qu’oubliable et, au mieux, un triste enterrement d’une saga vieille de quarante ans.


Le film de la décennie destiné à devenir culte ?

Mad Max Fury Road (George Miller, 2015)

J’aurais également pu citer Drive, qui bénéficie du côté « cool » du personnage de Ryan Gosling et de la célèbre chanson « Nightcall » de Kavinsky. Mais Mad Max Fury Road a tout pour être le film le plus marquant des années 2010, rien qu’en étant déjà l’un de ceux faisant le plus l’unanimité, et surtout pour l’audace qui se dégage de ce blockbuster immense qui a marqué les esprits et qui devrait continuer à mûrir dans l’imaginaire commun.


Le fait marquant de la décennie ?

L’affaire Weinstein

C’est probablement l’un des événements les plus marquants de ces dernières années, montrant au grand jour les pratiques de grands pontes du cinéma abusant de leur position. Cela a ouvert la voie à nombre d’autres femmes qui se sont exprimées à leur tour, et même si le chemin est encore long, nul doute que cet événement a été un véritable élément déclencheur.


La bande originale de la décennie ?

Blade Runner 2049 (Denis Villeneuve, 2017)

Il est toujours difficile de retenir une seule bande originale, certaines contenant souvent un morceau emblématique, nous poussant à la tentation de piocher un peu partout. Mais, pour l’avoir revu récemment, Blade Runner 2049 dispose d’une BO particulièrement réussie, s’inscrivant pleinement dans son côté très sensoriel, mythologique et originel. Quelques notes de piano constituent une mélodie lointaine qui donne un côté très mystérieux au film, puis les synthétiseurs rappellent au souvenir des musiques de Vangelis pour donner vie à cette mégalopole futuriste… C’est certainement une des composantes majeures de la réussite qu’est Blade Runner 2049.


Une image pour résumer la décennie ?

Mad Max : Fury Road

Merci à Quentin d’ À la Rencontre du Septième Art pour ses réponses. Vous pouvez le retrouver sur Twitter, Facebook, Instagram, et bien sûr sur son site internet !

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