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La décennie de… Nassim Chentouf

Nassim Braff, journaliste freelance évoluant dans le mook Revus et Corrigés, revient avec nous, en 6 questions, sur une décennie de cinéma.

Une décennie qui s’achève, c’est aussi une décennie de cinéma qui a réservé ses chefs-d’œuvre et ses déceptions. Réalisateurs, journalistes, vidéastes… Retrouvez durant le mois de janvier les témoignages de ceux qui ont vécu 10 années riches en enseignements.

Nassim Chentouf, journaliste freelance, promène sa plume dans la revue trimestrielle « Revus & Corrigés » et a ouvert récemment sa chaîne Youtube « Nassim Parle Ciné ».


5 coups de cœur ?

Mektoub my love : canto uno de Abdellatif Kechiche
Sils Maria de Olivia Assayas
Un monde sans femmes de Guillaume Brac
A la poursuite de demain de Brad Bird
L’Insulte de Ziad Doueiri


5 déceptions ?

Midsommar de Ari Aster
Hérédité de Ari Aster
The Neon Demon de Nicolas Winding Refn
Baby Driver de Edgar Wright
It follows de David Robert Mitchell


Le film de la décennie destiné à devenir culte ?

Boyhood de Richard Linklater. Encore trop méconnu en dehors de la sphère cinéphile, superbe exercice sur douze ans. Les petites choses du quotidien qui font une vie, une fresque ambitieuse. Nul doute qu’avec le temps, Boyhood deviendra culte.


Le fait marquant de la décennie ?

Quand Kechiche a retourné le Festival de Cannes avec Mektoub my love : intermezzo. J’ai passé des heures à lire les réactions conquises, les outrés, les choqués, le lendemain de la projection.


La bande originale de la décennie ?

La BO du film Les Ogres par Philippe Cataix. C’est joyeux, ça fuse de partout. Un vrai régal, à l’image du long-métrage de Léa Fehner.

La bande-originale est à cette adresse, si jamais.


Une image pour résumer la décennie ?

La photo de la décennie, ce n’est pas celle d’un film, mais un cinéma. La Clef, situé dans le 5ème arrondissement de Paris, où j’avais l’habitude de passer des heures entre deux cours à la Sorbonne (quand je ne séchais pas).
Le lieu est menacé de fermeture et destruction et c’est une catastrophe pour un autre septième art, moins exposé, plus fragile. Peut-être le début d’une domination toujours plus grandes des multiplexes à l’heure où les productions coûteuses squattent une bonne partie des affiches.
Le lutte se poursuivra avec le début de la nouvelle décennie et les soutiens de La Clef sont de plus en plus nombreux.


Si possible, je voudrais ajouter Blade Runner 2049 comme surprise, une petite note. J’étais très sceptique, étant fan du film de Ridley Scott, il m’a fallu deux visionnages (au cinéma) pour être totalement conquis par la vision de Villeneuve.


Merci à Nassim Chentouf pour ses réponses. Vous pouvez le retrouver sur Twitter et sur sa chaîne Youtube.

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