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L’Autoroute de l’Enfer

Retour sur le film L’Autoroute de l’Enfer, un film de série B à l’univers décalé.

🎬 Réalisateur : Ate de Jong

🎬 Casting : Patrick Bergin, Adam Storke, Chad Lowe, Ben Stiller

🎬 Genre : comédie d’horreur

🎬 Pays : États-Unis

🎬 Sortie : 4 juillet 1991

Synopsis : Charlie et Rachel, un couple de jeunes mariés fait route vers Las Vegass. Quand la jeune épouse est capturée par un zombie venu de l’enfer, son mari décide de partir la récupérer coûte que coûte.

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Les films de Série B sont légions dans le cinéma, la grande majorité d’entre-eux flirtent avec le genre nanardesque ou sont seulement proches du navet. Mais parfois il apparait une pépite, une œuvre cinématographique qui sort de l’ordinaire et qui nous rappelle qu’un film à petit budget n’a rien à envier à une superproduction hollywoodienne s’il possède de bonnes idées.

L’autoroute de l’Enfer c’est d’abord un univers très différent de ce que l’on peu voir d’habitude. L’enfer dans ce film est pavé de personnages loufoques et plutôt bien développés. Ainsi ces personnages font partis de différents gangs encore une fois bien loufoques. Motards, zombis cohabitent et entretiennent des relations bien écrites, ce qui permet d’aborder un des points fort du film de Ate de Jong : le lore est très solide.

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En effet, si on adhère à la vision de l’enfer que propose le film, on ne peut qu’être agréablement surpris par la complexité de celui-ci. Chaque lieu, personnages ou technologie sont parfaitement intégrés et paraissent à leurs places. C’est à ce demander pourquoi aucun spin-off n’a été réalisé depuis. Ainsi le fait d’apercevoir Adolf Hitler ou Cléopâtre coincés en enfer n’est pas une blague mal amenée, non, cela est cohérent à cet univers plus qu’intéressant. C’est également le cas pour le principal antagoniste, il ne dit pas un seul mot, mais son développement en fait une menace réelle et crédible. Cet univers si particulier est dû au scénariste Brian Helgeland, oscarisé pour le scénario de L.A Confidential et réalisateur de Chevalier avec Heath Ledger.

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C.J. Graham dans le rôle du Sergent Bedlam, antagoniste du film.

L’Autoroute de l’Enfer comporte également une bonne course-poursuite avec une chorégraphie et des plans de caméra complexes, ce qui rend celle-ci très agréable à regarder, avec un budget de 9 millions de Dollars nous aurions largement compris les limites techniques, mais la réalisation montre une certaine ambition. Certes, certains effets spéciaux de ce films accusent le poids des années, c’est souvent le cas dans les films parus dans les années 90.

La bande-originale est excellente et prolonge parfaitement l’univers décalé du film. Notamment la musique composé par le groupe Hidden Faces qui est présente lors du générique. Néanmoins, malgré de très bonnes idées et une intrigue qui ne semble qui reste plutôt solide, il faut noter que le rythme du film s’essouffle dans son dernier tiers. La faute à une énième course-poursuite qui cette fois-ci n’est pas aussi percutant que la première, et des dialogues moins inspirés qu’auparavant.

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Charlie et Rachel, peu de temps avant leur arrivée en Enfer

En fin de compte, L’Autoroute de l’Enfer est une proposition originale qui peut plaire aux fans de comédies américaines des années 90. Il s’agit d’un film de série B qui ose et qui se repose sur un univers riche et une intrigue plus développée que la moyenne.


Note

Note : 7 sur 10.

7/10


Bande-annonce

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