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Ciném’Actu : The French Dispatch

Ce qu’on sait du prochain Wes Anderson

🎬 Réalisateur : Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel)

🎬 Casting : Bill Murray (The Dead Don’t Die), Benicio Del Toro (Sicario), Jeffrey Wright (Broken Flowers), Léa Seydoux (La vie d’Adèle), Timothée Chalamet (Call Me By Your Name), Tilda Swinton (Okja)

🎬 Genre : Comédie / Drame

🎬 Sortie attendue : 16 octobre 2020 (États-Unis), 14 octobre 2020 (France)

Synopsis : The French Dispatch met en scène un recueil d’histoires tirées du dernier numéro d’un magazine américain publié dans une ville française fictive du 20e siècle.

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It began as a holiday. Eager to escape a great future on the Great Plains, Arthur Howitzer Jr., transformed a series of travelogue columns into the French Dispatch. A factual report on the subjects of world politics, the arts, high and low, and diverse stories of human interest.

Le narrateur

The French Dispatch s’annonce comme l’apothéose dans la filmographie de Wes Anderson et pour vous faire patienter jusqu’à sa sortie, nous avons décidé de vous éclairer un peu plus sur ce film.

Griffin Dunne, Fisher Stevens, Elisabeth Moss, Owen Wilson, Tilda Swinton
© SearchlightPictures
L’histoire : un triple scénario

Wes Anderson nous a laissés avec un synopsis assez court : « une lettre d’amour à des journalistes américains expatriés dans une ville française au milieu du 20ème siècle ». Léger, non ? Tâchons de vous apporter plus d’informations.

The French Dispatch se situe dans la ville française d’Ennui-sur-Blasé (on apprécie le jeu de mots) et ne se déroulera pas à l’apogée du magazine mais à la fin d’une longue carrière. Le directeur, dans un élan de nostalgie décide de publier un numéro spécial et « commémoratif », relatant les trois plus grandes histoires entre 1950 et 1975. Ainsi, Wes Anderson nous propose trois arcs narratifs avec comme fil conducteur la rédaction du French Dispatch, un magazine inspiré du New Yorker, marqueur important dans l’adolescence d’Anderson.

Julian Cadazio : I want to buy it.

Moses Rosenthaler : It’s not for sale.

Julian Cadazio : Yes, it is.

Moses Rosenthaler : No, it isn’t.

Première histoire : the concrete masterpiece

Le chef-d’oeuvre de béton retrace l’histoire d’un marchand d’art Julian Cadazio, joué par Adrien Brody, qui veut acheter la peinture d’un immense artiste incarcéré, Moses Rosenthaler (Benicio Del Toro) dont la muse n’est autre qu’une policière pénitentiaire, Simone, jouée par Léa Seydoux. Le personnage de Julian Cadazio s’inspire de Lord Joseph Duveen, un receleur d’art dont le portrait fût développé dans les pages du New Yorker.

The kids did this. Obliterated a thousand years of Republican Authority in less than a fortnight. What do they want? Freedom, full stop.

Lucinda Krementz
Frances McDormand, Timothée Chalamet, Lyna Khoudri
© SearchlightPictures
Deuxième histoire : Revision to a maestro

Refonte d’un manifeste raconte les émeutes étudiantes de mai 68 à Paris, une histoire inspirée du papier de Mavis Gallant, journaliste au New Yorker, appelé « The Events in May: A Paris Notebook ». Ainsi dans son rôle fictif de Lucinda Krementz, on retrouve l’actrice Frances McDormand. Timothée Chalamet et Lynda Khoudri joueront des étudiants révolutionnaires du nom de Zeffirelli et Juliette.

Lieutenant Nescafier, he is the great exemplar of the mode of cuisine known as police cooking.

Roebuck Wright
troisième histoire : the private dining room of the police commissioner

La salle à manger privée du commissaire parle d’un officier, joué par Mathieu Amalric, qui dîne chez un chef réputé dans la cuisine policière, accompagné d’un journaliste culinaire Roebuck Wright joué par Jeffrey Wright, écrivant un papier sur sa nourriture avant que le repas ne tourne court suite à un appel : le fils du commissaire vient d’être enlevé. Ce personnage du nom de Roebuck Wright, travaillant pour The French Dispatch est inspiré des journalistes James Baldwin et A.J Liebling du New Yorker.

Bill Murray quant à lui endossera le rôle du directeur et éditeur du magazine The French Dispatch : Arthur Howitzer Jr., inspiré du co-fondateur du New Yorker Harold Ross. Owen Wilson sera le journaliste Herbsaint Sazerac, basé sur le journaliste du New Yorker Joseph Mitchell et Tilda Swinton jouera J.K.L Berensen, elle aussi au service du magazine The French Dispatch.

It’s not a movie about freedom of the press, but when you talk about reporters you also talk about what’s going on in the real world.

Wes Anderson
Bill Murray, Owen Wilson, Wallace Wolodarsky
© SearchlightPictures
Un casting de choix : les Frenchies sont de la partie

Wes Anderson s’est fait plaisir avec ce film et ça se voit. Le casting pour The French Dispatch est bien garni et rassemble des figures emblématiques de l’univers pop du réalisateur tel que Bill Murray et Tilda Swinton mais on compte également Owen Wilson, Saoirsne Ronan, Edward Norton, Timothée Chalamet, Willem Dafoe, Liev Schreiber, Elisabeth Moss, Adrien Brody ou encore Stephen Park. Une distribution impressionnante qui n’oublie pas les français puisqu’on retrouve Léa Seydoux, Cécile de France, Guillaume Galienne, Lyna Khoudri et Félix Moati.

L’esthétisme Anderson : summum des visuels pops

The French Dispatch est un tableau peint par Wes Anderson, la quintessence de son talent, de sa vision et de son univers. On retrouve ses couleurs pops et pastel toujours tournées vers le jaune orangé et les couleurs chaudes. La symétrie n’a plus aucun secret pour ce réalisateur qui déploie sa palette artistique dans chaque plan, chaque scène, chaque personnage. Mais Wes Anderson ne s’est pas arrêté à cela et innove avec la venue du noir & blanc et de l’alternance dans l’échelle des plans, passant du 4:3 au 16:9. Un mélange visuel harmonieux et déroutant qui attire le regard et intrigue. Le défi est déjà de taille pour Anderson, pourtant, on sait qu’il a également annoncé de l’animation comme dans L’île Aux Chiens. Une surprise que l’on découvrira dans un prochain trailer ou directement lors de la projection.

In short, the picture was a sensation.

J. K. L. Berensen
Angoulême : la France au cinéma

C’est bel et bien dans la ville d’Angoulême que toute l’équipe de The French Dispatch a déposé ses bagages en 2018. Ce film constitue la plus grande production internationale jamais filmée en France avec 27 millions d’euros investis. Un budget qui a notamment permis à Wes Anderson de faire tomber la neige dans sa ville fictive d’Ennui-les-Blasé, de faire appel à des pyrotechniciens et de transformer la ville d’Angoulême en véritable Paris 68 sous la révolution étudiante.

The story is not easy to explain, it’s about an American journalist based in France who creates his magazine. It is more a portrait of this man, of this journalist who fights to write what he wants to write. 

Wes Anderson

The French Dispatch semble être l’affirmation visuel et scénaristique de Wes Anderson, une sorte de condensé de son cinéma : une pépite qui, espérons-le, ne sera pas trop clinquante.

Timothée Chalamet, Lyna Khoudri
© SearchlightPictures

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